Avec ce billet, je suis conscient que je risque de perdre des amis parmi les courtiers immobilier. Je suis conscient aussi que je risque de me faire poursuivre à nouveau mais... Je pense qu'il est important pour tous les courtiers immobilier du Québec, ainsi que pour le public, de connaître un fait qui s'est passé dans les coulisses de la FCIQ (Fédération des Chambres Immobilières du Québec), et dont ces derniers ne se sont surtout, jamais vantés.
Ici je me bats pour le droit à la libre expression, et j'estime que j'ai le droit de dénoncer le fait que l'on ait porté atteinte à ce droit... Si jamais personne ne parle et que tous acceptent de laisser passer ces choses, ils vont recommencer, et votre profession va continuer de régresser. Alors moi, ils ne me font pas peur, et je parle...
Préambule:
Au mois de mai dernier, j'ai pris la décision de ne pas renouveler mon permis de courtier immobilier au sein de l'OACIQ (Organisme d'Autoréglementation du Courtage Immobilier du Québec). Cette décision ayant été motivée par deux raisons, l'une étant économique, l'autre étant par respect pour moi-même et mes clients car les évènements qui suivent, ainsi que d'autres ayant mené à ceux-ci, m'ont fait perdre la flamme qui brûlait en moi pour ce métier, et du même coup, nuisaient au service que je donnais à mes clients.
Quand j'ai débuté dans ce métier, je sortais d'un monde où je vendais des jouets pour l'amusement. En fait, je vendais des bâtons de golf ainsi que des accessoires et vêtements reliés à ce sport aussi. En changeant de voie, mon but premier était de pratiquer un métier qui consisterait à conseiller des gens et à les aider à réaliser leur rêve de devenir propriétaires, d'être le professionnel qui les guiderait dans le processus de vente ou d'achat afin de les protéger dans la transaction, et du fait même, obtenir une notoriété dans ce métier par mon professionnalisme et mon bon service. Autrement dit, de faire quelque chose d'utile à la société. Malheureusement, j'ai vite déchanté. Je me suis vite rendu compte que j'étais tombé dans un monde de clowns; Un monde où, dû au fait qu'on a encouragé beaucoup trop de personnes à joindre cette profession, en est devenu un où tous les coups, ou presque, sont permis pour s'approprier un client ou une transaction. Un milieu tellement mal géré dans ses hautes instances, que plusieurs bonnes personnes qui se sont engagées dans ce métier de bonne foi, en souffrent, ont abandonné, pensent à le faire, ou y ont simplement laissé leur chemise... Il y en a par-contre qui réussissent très bien, mais ils sont une minorité.
Consommateurs, la profession a besoin d'une refonte profonde, mais ne vous méprenez pas dans mes propos, il y a de très bons courtiers qualifiés qui méritent votre confiance. Une transaction immobilière peut cacher bien des pièges et je vous conseille fortement de faire affaire avec un courtier afin de les éviter. Les courtiers sont en majorité très bons, c'est le système qui les entoure qui est malade selon moi.
Ce qui suit représente ce qui pourrait vous arriver, si jamais vous osez vous impliquer à tenter d'améliorer la cause de l'immobilier au Québec, et que vous vous frappez au bonzes de l'étage du haut.
Résumé des faits reliés à la poursuite:
Voici donc le récit de ma petite aventure vs la FCIQ... Bien sûr, j'ai résumé du mieux que j'ai pu.
Ce dont je veux parler aujourd'hui, c'est d'une poursuite bâillon dont moi et un autre courtier, dont je tairai le nom, avons été victimes.
Pour votre information, tout ce que j'avance ici, peut être vérifié aux greffes de la Cour Supérieure du Québec, District de Montréal sous le no: 500-22-190437-122.
Donc, à l'époque où j'étais encore courtier, je donnais assez régulièrement mon opinion sur la page Facebook de la CIGM (Chambre Immobilière du Grand Montréal), et, il y a une fois où je dois admettre que j'y suis allé un peu fort envers le président de la FCIQ . Quoique le commentaire était justifiable, le choix des mots que j'avais utilisé, laissait à désirer. Ce dernier m'en a probablement tenu rancoeur et je soupçonnes que ce n'est pas étranger à cette poursuite. Par-contre toutes les autres interventions que j'y ai faite, outre celle que je viens de mentionner, étaient dans le but de soulever des débats et aussi, dans le but évident, et avoué, de faire réagir les autorités de la CIGM. Comme tous ceux qui y faisaient des interventions, évidemment.
Alors vers le début de janvier 2012, il y a eu une conversation de lancée sur le prix que coûte l'assurance groupe aux membres de la FCIQ et l'OACIQ, le débat était assez animé et j'y ai mentionné la phrase suivante:
Probablement, que les contrats sont donnés à des amis au lieu d'être magasinés. Je sous-entendais alors une forme de laxisme.
Suite à cette intervention, j'ai reçu une mise en demeure de la part de la CIGM, me mentionnant que j'avais fait allusion à de la corruption et de ne plus faire de propos en ce sens. Ce à quoi je me suis plié sans vraiment le vouloir, car à cette époque, éprouvant des problèmes de santé, j'avais cessé pratiquement toute intervention sur la page du groupe. Sauf, pour une que j'ai fait un peu plus tard, qui visait justement ceux qui étaient vite sur la gâchette à envoyer des mises en demeure... Je rappelais alors, l'article 19 de la charte des droits de l'homme de l'ONU qui reconnaît le droit d'expression et d'opinion à tout être, et ce, par n'importe quel moyen d'expression. Le lendemain je me faisait expulser du groupe par M. Paquet qui était en charge de la page. En passant... Bravo pour la liberté d'expression!!!
Plus tard, vers le début du mois de mars, j'ai reçu une poursuite en diffamation de la part de la FCIQ conjointement avec son président Claude Charron, poursuite contre moi et un autre courtier, et ce, pour un montant de 20,000$ chacun. Poursuite totalement injustifiée, et envoyée sans aucune mise en demeure préalable (rappelons que la seule mise en demeure reçue provenait de la CIGM, et non la FCIQ). Poursuite qui visait surtout à causer une nuisance et nous réduire au silence, car tous deux, nous nous étions présentés aux élections visant à se faire élire sur le conseil d'administration de la Chambre Immobilière du Grand Montréal. Cette poursuite était tellement mal montée, que c'en était une vraie farce de lire les pièces à convictions qui étaient inscrites à titre de preuve, sans compter que cette preuve était affreusement manipulée, faisant abstraction de plusieurs parties de texte qui mettaient les propos en contexte. Alors mon co-accusé, m'a proposé les services d'un avocat bien connu, et nous avons retenu ses services afin d'assurer notre défense, mais ce dernier a cherché à négocier un règlement avec la partie adverse quand il n'y avait rien à négocier, le tout étant une farce monumentale. Mais, négociations = frais, alors mon avocat n'était pas mieux que le leur finalement... Pour faire une histoire courte, j'ai décidé de me défendre moi-même, et mon co-accusé a décidé d'écrire une lettre d'excuses afin que les charges contre lui, soient abandonnées. Par la suite, l'avocate de l'autre partie, a tenté de me faire écrire une lettre d'excuses à moi aussi, mais il n'était pas question pour moi de m'excuser pour quelque chose que je n'ai pas fait. J'ai donc mentionné dans nos échanges via courriels à l'avocate qui représentait la partie demanderesse, celle-là même qui m'offrait l'abandon des procédures en échange d'une lettre d'excuses, que j'entendais demeurer sur mes positions, et surtout, que j'avais bien hâte de me retrouver devant un tribunal, afin de la voir étaler tout son talent à essayer de justifier cette poursuite... La réponse que j'ai reçu a été simple: Un désistement de leur part, dans les jours qui suivirent.
Déduction:
L'avocate savait bien trop, qu'elle n'avait pas de cause contre moi et qu'elle serait facilement déboutée en cour. La poursuite était sans fondements et la firme d'avocats impliquée le savait très bien, mais, ils ont accepté de poursuivre quand même. Donc, la firme d'avocat, selon moi, a agit en ignorant l'éthique et sans professionnalisme aucun, et s'est du même coup, rendue complice d'un acte illégal ne servant qu'à nuire à deux individus, sans égards à ce que cette action pouvait engendrer comme dommages envers ceux-ci.
De plus, Claude Charron et la Fédération des Chambres Immobilières du Québec ont utilisé, sans votre autorisation, et à votre insu, vos fonds à vous, les courtiers immobiliers membres, pour accomplir cet acte illégal.
Conclusion:
À l'époque, on m'accusait d'avoir laissé sous-entendre de la corruption de leur part, dans mes propos. Quant à moi, je croyais n'avoir laissé sous-entendre que du laxisme. Mais, suite à de tels évènements, je peux maintenant poser la question. Est-ce que d'agir de la sorte n'est pas une forme de corruption? Si non, alors je me demande bien ce que c'est!
Pour ma part, la FCIQ, Claude Charron, ainsi que la firme d'avocats De Chantal, D'Amour, Fortier, m'ont causé des dommages irréparables, pour lesquels je n'aurai jamais les moyens de poursuivre afin d'obtenir réparation. Et aussi, desquels je ne me remettrai probablement jamais... Par contre, je crois important que vous, les courtiers, ainsi que le public, soyez mis au courant du type de magouilles qui ont cour derrière les murs des institutions qui gèrent l'immobilier du Québec. C'est la seule satisfaction que je peux en tirer...
En terminant, si une chose comme celle-ci s'est produite dans mon cas, il y a fort à parier que d'autres ont vécu quelque chose similaire dans ce milieu... Il n'y a jamais de fumé sans feu! Voyez-y!
À bon entendeur... Salut!